Cette marche jusqu’à la place de la République a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes dimanche 20 mars. Le candidat insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a appelé les électeurs à choisir l’Union populaire dès le premier tour.
« Voici venue l’heure de la 6e République ». Dimanche 20 mars, place de la République à Paris, le candidat de l’Union populaire à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes autour d’un axe fort de son programme : l’élaboration d’une nouvelle constitution et le passage à une sixième République.
« Ce sera le travail d’une assemblée constituante et pas d’un petit comité d’experts qui viendrait vous demander si, oui ou non, vous êtes d’accord avec leurs trouvailles. Ce sera une assemblée élue par des gens qui n’auront jamais été élus autrement auparavant », a-t-il expliqué lors d’un discours qui aura duré un peu moins d’une heure.
Dans la foule, l’idée d’un changement des institutions séduit. Il faut dire que cette proposition n’est pas nouvelle dans le discours du candidat insoumis. Dès 2014, l’ancien membre du parti socialiste créait le Mouvement pour la 6e République (M6R) afin de « rendre le pouvoir aux citoyens ». Ce dimanche, il l’a répété : « C’est l’écriture d’une autre règle du jeu, une incitation à se réinvestir dans la vie du pays ». Une façon aussi de mobiliser les abstentionnistes qui ne croient plus en la politique.
Mais dans le cortège de la manifestation, partie de la place de la Bastille, ce n’est pas tant la 6e République que l’accès au second tour qui est dans toutes les têtes. « On va le faire ! Cette fois-ci c’est la bonne », lance une militante. Les derniers sondages placent le leader insoumis en troisième position derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen mais devant Valérie Pécresse et Eric Zemmour. « Mélenchon face à Macron, c’est ça le scénario, dit un autre drapeau de l’Union populaire en main. Nous sommes dans une super dynamique, si cela se confirme, on sera au second tour », prédit-il.
A la tribune, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose et pousse au vote « efficace » en sa faveur. « En choisissant l’Union populaire dès le premier tour, vous faites un choix de société. Oui, ce vote est un référendum social, vous êtes prévenus ! Ne vous cachez pas derrière les divergences entre chefs, c’est vous qui faites la décision, ne vous dérobez pas ! », a-t-il scandé. Réponse le 10 avril.
A.M.
