Dans son spectacle Exode(s), l’ancien humoriste de France Inter explore des thèmes qui lui sont chers : identité, éducation, transmission. Poilant !
La dernière fois qu’on l’avait entendu, c’était sur France Inter. En juin dernier, il avait surpris tout le monde en démissionnant en direct à la radio, en soutien à Guillaume Meurice, son collègue et ami de « le bande à Charline » mise à pied par la direction pour une blague sur le prépuce de Netanyahou. « Il y a plus de liberté d’expression sur CNews que sur France Inter », avait-il blagué, à moitié. Djamil le shlag a donc quitté la radio et retrouvé la scène.
Il se produit actuellement à La Scène parisienne, située à côté des Folies Bergère, rue Richer dans le 9e arrondissement. Dans son spectacle Exode(s), il aborde ses thèmes de prédilection : le racisme en France, la politique, les médias, etc. Il lui suffit d’une phrase sur Pascal Praud pour que le public se marre.
Béret à la Che Guevara vissé sur la tête, Djamil le shlag est aussi là où on ne l’attend pas. Touchants, les passages sur sa vie de famille ; ses souvenirs d’enfance à Vichy, ville dont il est originaire ; son installation récente à Marseille ; ses rencontres avec Diam’s et Éric Cantona, son idole, sont tout aussi drôles.
L’humoriste se moque gentiment de sa belle-fille, « une 2010 », mais aussi de lui-même en tant que papa putatif sûrement un peu trop dépassé par la nouvelle génération. Ses histoires familiales sont parsemées de blagues sur l’actualité politique, plus drôles les unes que les autres. Comme lorsque ses frères et soeurs le taquinent car il est le seul à être né en France, à la maternité. Réponse de l’intéressé : « Oui mais moi, en 2027, je serai toujours là ».
Pendant une heure et demie, on rit de bon cœur. Djamil le shlag a conquis son public, nous compris.
A.M.
Djamil le shlag anime aussi l’émission Les Grands remplaçants à retrouver en podcast sur Spotify.
