Rétrospective Michael Kenna, belle épure

Le musée Guimet présente le travail mené par le photographe sur le continent asiatique. À découvrir jusqu’au 29 septembre.

En pénétrant dans la nouvelle exposition du musée Guimet, le temps est comme suspendu. Au deuxième étage du musée consacré aux arts asiatiques, les photos de Michael Kenna nous invitent à ralentir.

Le photographe britannique, parti au Japon pour la première fois en 1987, est tombé amoureux de ce pays et de ses paysages puis, petit à petit, de l’ensemble du continent. Ici un torii (portail traditionnel japonais), là une rizière en terrasse chinoise ; là encore le lac Taungthaman en Birmanie… Tous ces paysages, en noir et blanc, font voyager le spectateur vers un ailleurs lointain. À la limite du rêve, de l’imaginaire.

Pourtant, les monts Huang, sublimement mis en valeur, sont bien réels. On pourrait presque ressentir les éléments naturels autour : le vent qui souffle, le brouillard qui tombe et tiens, d’un coup, un petit frisson qui nous emporte.

Les paysages de Micheal Kenna, figure de la photographie minimaliste contemporaine, rappellent les peintures à l’encre ou les estampes asiatiques. Ces poteaux dans le lac Yamanaka au Japon ou encore ces fermes d’algues en Chine renvoient aux calligraphies japonaises. Certains même y voient des haïkus visuels, d’où le titre donné à cette exposition. Magique.

Lumières de la ville – Michael Kenna

Haïkus d’argent, l’Asie photographiée par Michael Kenna. À voir jusqu’au 29 septembre au musée Guimet. Entrée : 13 €.

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